• Silent night...

    Ca fait plusieurs jours d'absence déjà, des semaines même et pourtant, quand je regarde derrière moi, je ne trouve rien de nouveau qui vaille la peine d'être conté. Mon été n'est pas aussi catastrophique que je l'avais cru, finalement, sans doute en partie parce que les choses qui devaient être faites ont encore une fois été reportées. Pas de changement net et brutal à l'horizon, mais une lente et délicate transformation, qui met les nerfs à rude épreuve mais qui, au moins, préserve un minimum de santé mentale. Il y a beaucoup d'incertitude, je crois que c'est l'élément majeur de ces dernières semaines, et sans doute de celles qui se profilent doucement mais surement à l'horizon. Envies d'ailleurs, de départ, de nouveau; je crois que, arrivée à un stade, j'ai besoin de mettre un coup de pieds dans le tas informe des habitudes et du quotidien: je ne vois aucun renouveau possible sans cela. Je vais devoir prendre mon mal en patience et m'occuper aussi bien que je le peu mais, fait rare et inédit, j'ai des projets que je compte mener à terme.
    Les derniers jours m'apparaissent comme une masse floue et tremblante de paroles, d'idées, mais surtout de vide, un vide dévorant qui recouvre tout et étouffe les émotions. J'ai l'impression de ne pas avoir vécu grand chose, de ne pas avoir vécu tout court. Je connais cette passade et je sais qu'elle ne durera pas, elle suit les périodes de désespoir et précède la floraison, si seulement elle pouvait cesser de se faire attendre...

  • Commentaires

    1
    Mercredi 23 Août 2006 à 16:05
    Nuit Silencieuse
    Les larmes ne sont jamais vaines, peut-être même nourrissent-elles des fleurs immatérielles, qu'on porte en soi. Vient un temps où la floraison revient, alors toutes ces fleurs magnifiques, qu'on imaginait même pas, qu'on croyait disparues, éteintes, fanées, font leur apparition dans un champ magnifique. Mais la souffrance est pire si on se met soi-même dans le noir, si on y reste, car on ne voit plus rien, on ne pose les yeux sur rien. Il suffirait alors de s'approcher de la fenêtre, de regarder un peu la lumière du jour, car elle est là, toujours, même si on ne la voit pas. Elle est seulement en attente de nous. :) bisous
    2
    Roman
    Lundi 28 Août 2006 à 14:19
    Ce que tu exprime me fait penser un traité rédigé par un esprit d'antan, sur la manière qu'aura un comédien de jouer sur scène.
    Si ce dernier à le malheur de jouer à la perfection en y mettant son coeur et son âme, en mêlant ses sentiments à ceux de son personnage, alors il tiendra quelque représentations, avant de s'écrouler, ayant trop ressenti. Si par contre, il joue de manière ordinaire, il pourra donner des représentations toutes sa vie. Ici c'est un peu la même chose, un être qui ressentirait à fond tout ce qu'il vit à intérêt à être bien accroché, s'il ne veut pas se disloquer. Le vide, n'est pas toujours à blâmer, tant qu'il ne dure pas, et surtout lorsqu'il constraste avec ce qui viendra après.
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